PRPGD : la Région s'attaque aux déchets

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Le plan présenté par la Région apparaît à la hauteur des attentes fixées par le cadre réglementaire et propose un bon compromis entre prudence et ambition.

La mise en place d’un observatoire des déchets et de l’économie circulaire va permettre d’affiner les connaissances et une meilleure diffusion des données. Pour le CESER, l’observatoire devrait aussi renseigner des indicateurs quantitatifs et qualitatifs pour évaluer l’évolution de la situation et les effets du PRPGD sur le long terme.

Le CESER approuve le fait que la Région donne la priorité à la prévention et à la hiérarchisation du mode de traitement des déchets. Le PRGPD présente de nombreux points positifs comme l’incitation au tri des biodéchets, la réduction du gaspillage et des emballages plastiques ainsi que le déploiement de la tarification incitative. Mais il constate que la Région s’en tient souvent aux objectifs fixés par le cadre réglementaire et n’a pas identifié d’objectifs spécifiques à notre territoire.

Point fort du PRPGD Centre-Val de Loire, son caractère prescriptif est clairement établi concernant les installations de gestion des déchets. La Région a inscrit la situation de surcapacité des installations existantes dans le document ; ce qui empêchera toute nouvelle installation. Le CESER aurait souhaité que la Région aille plus loin en prescrivant la fermeture progressive des centres d’incinération et à fortiori des centres de stockage par enfouissement avec une limite temporelle.

Par ailleurs, le CESER regrette que le plan ne mentionne pas l’importance de développer la recherche et développement pour inventer des solutions techniques, comportementales et financières pour atteindre le zéro déchet à un horizon décent. Il regrette également l’absence de référence aux moyens humains, aux besoins de développer une filière professionnelle élargie à l’économie circulaire.

À propos du financement du plan, le CESER s’interroge de la capacité technique et administrative des acteurs régionaux (EPCI) en charge des déchets à mobiliser des fonds européens sans l’accompagnement nécessaire.

Pour conclure, le CESER considère que la gestion et le recyclage des déchets doivent davantage s’intégrer dans une stratégie d’économie circulaire. Celle-ci ne se résume pas à la seule gestion des déchets, elle procède d’un projet global et multidimensionnel. Les déchets doivent être pensés comme des ressources potentielles pour un développement plus durable et privilégiant la proximité.