Santé : l'alerte est lancée

Suite à l’intervention d’un collectif CGT lors de sa séance plénière le 16 avril 2018 à l’occasion du vote de son avis sur le deuxième Projet Régional de Santé (PRS2), le CESER Centre-Val de Loire a été destinataire de pétitions relatives à la situation du service public hospitalier en région Centre-Val de Loire. Conformément aux dispositions prévues par son règlement intérieur, il a décidé de s’emparer de cette problématique et a constitué à cette fin un groupe de travail ad hoc aux commissions institutionnelles pour mener à bien ses travaux.

 

La région Centre-Val de Loire se caractérise notamment par la faiblesse de sa densité médicale. Elle affiche ainsi la plus faible de France pour les médecins généralistes, et est systématiquement inférieure à la moyenne nationale pour l’ensemble des spécialités.

Par ailleurs les fermetures de services hospitaliers de proximité, dont certaines ont été emblématiques (pour ne citer que la maternité Du Blanc), inquiètent les populations et fragilisent un peu plus des territoires qui le sont souvent déjà.

Le CESER a choisi de construire sa réflexion autour de la notion de parcours de soins et donc de partir des besoins des populations sur les territoires. Il a par ailleurs circonscrit son étude à la question de l’offre hospitalière publique, en ne prenant en compte la médecine de ville et l’offre privée que sous le seul aspect de leur rapport avec l’hôpital public.

Plus de 50 auditions ont été organisées, notamment dans le cadre de visites « in situ » des centres hospitaliers de la Région. Les difficultés identifiées ont été déclinées sous trois axes principaux, à savoir l’organisation régionale, les moyens humains et le cadre national.

Fort de l’ensemble des témoignages recueillis et de la réflexion qui en a découlé, le CESER adresse un ensemble de recommandations tant aux acteurs locaux, régionaux, que nationaux, visant à pallier rapidement les carences qui affectent considérablement la région, mais aussi à envisager une construction pérenne de l’offre sanitaire régionale à plus long terme.