Projet Régional de Santé 2

Le CESER souligne la démarche participative utilisée pour l’élaboration du Projet Régional de Santé 2 qui a permis d’associer les acteurs concernés (professionnels de santé, représentants des usagers…) et notamment les habitants à travers une enquête citoyenne qui a fortement mobilisé les habitants, démontrant, si besoin était, que la santé est une préoccupation majeure dans un contexte régional très défavorable.

Ce nouveau projet pour la période 2018-2022 n’offre pas, selon le CESER, les solutions attendues pour une amélioration de la situation sur les territoires régionaux. La pénurie de praticiens en Région Centre-Val de Loire, corrélée à l’augmentation des critères de sécurité pour l’ensemble des établissements, devrait inéluctablement conduire à une réduction de l’offre de soins. Ce décalage conduit le CESER à douter des capacités du PRS 2 à apporter les réponses aux besoins d’offre de santé des habitants de la région.

Aussi, le CESER exprime un avis défavorable.

Pour favoriser un accès au soin pour tous, il n’y a pas une solution mais un bouquet de solutions qui permettrait d’améliorer la situation et de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve la région, dernière région de France en termes de démographie médicale. Aussi, le CESER :

  • préconise d’aller vers un centre hospitalier universitaire (CHU) Val de Loire s’appuyant sur le CHU de Tours et le CHR d’Orléans et de l’étendre ensuite à l’ensemble du territoire régional,
  • soutient la nécessité d’accroître le numerus clausus et de le porter à 350 places en Centre-Val de Loire, avec dans le même temps une hausse du nombre correspondant d’internes accueillis, mieux réparti sur les territoires de santé.

Le CESER réaffirme la responsabilité de l’État face à cette inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire régional et national. L’ARS, les collectivités locales et la Faculté régionale de médecine ne peuvent seules répondre à cette problématique.