1ère année d'études de santé : note d'alerte

Cette note d’alerte du CESER fait suite à un communiqué publié en septembre dernier et s’inscrit aussi dans un travail de plus long terme de la commission « Formation, Orientation, Recherche, Compétences, Education » qui visera à apprécier l’impact de la réforme en cours sur l’offre médicale en région.

Cette réforme, mise en place dans un contexte sanitaire inédit, est née de la volonté de diversifier les voies d'accès aux filières de santé en mettant fin à la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) et au numerus clausus, tous deux très décriés et désignés comme étant les marqueurs d'un système d'admission basé sur une sélection drastique écartant de nombreux candidats pourtant prometteurs. Les modalités du concours ont ainsi été revues et le numerus clausus a été remplacé par un numerus apertus négocié entre l’université et l’Agence Régionale de Santé (ARS).

L’année 2020-2021, année de transition et de mise en œuvre de la réforme, a été marquée par de nombreuses incertitudes particulièrement difficiles à vivre pour les étudiants : crise COVID, nouvelles modalités de concours à appréhender… De plus, le Conseil d'État a constaté que quinze universités- dont celle de Tours- n’avaient pas suffisamment augmenté leurs capacités d’accueil en 2ème année pour garantir que la mise en œuvre de la réforme ne se fasse pas au désavantage des étudiants inscrits en LAS et en PASS, favorisant de fait les redoublants de PACES.

Le CESER souhaitait attirer l’attention sur toutes ces problématiques et poursuivra son travail afin de voir si cette réforme permet une réelle diversification des profils et une meilleure réussite des étudiants poursuivant des études de santé mais aussi à plus long terme de voir comment elle se prolonge dans les 2ème et 3ème cycles. L’enjeu majeur étant pour le CESER Centre-Val de Loire de former plus d’étudiants pour répondre aux besoins de la population régionale.