L'orientation : une gouvernance à préciser

Le cadre national est en pleine évolution pour définir les missions respectives de l’État et de la Région dans le domaine de l’information et l’orientation à destination de tous les publics (scolaires, étudiants, apprentis). L’État conserve la définition de la politique nationale de l’orientation ; les régions sont chargées de l’organisation des actions d’information sur les métiers et les formations.

Ces nouvelles compétences permettront de « compléter l’ambition régionale en faveur de la formation tout au long de la vie » en pleine cohérence avec les objectifs portés dans le cadre du CPRDFOP.

Aujourd'hui encore, le contexte financier et réglementaire reste incertain.

Les besoins financiers nécessaires à cette nouvelle politique régionale sont estimés à 2,6 millions d’euros. Or l’engagement de la Région dans le cadre du SPRO est à ce jour de 1,5 million d’euros. C’est un effort financier important qui devra être fait si l’on veut atteindre l’objectif fixé d’offrir à tous les publics une offre de qualité. La Région ne pourra œuvrer seule ; l’État doit également prendre part à l’effort consenti en transférant les moyens nécessaires à la mise en œuvre de cette politique.

L’incertitude actuelle se trouve renforcée par le fait que cela s’inscrit dans une temporalité notamment marquée par la fermeture des CIO, l’attente de la publication du décret ONISEP pour définir les modalités financières pour les transferts de support de postes et l’attente de la Recteur sur le volume des moyens qui seront affectés à la Région en termes de personnels exerçant dans les services déconcentrés du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse, des EPLE et des CIO.

Le CESER salue la volonté du Conseil régional de construire un Service Public Régional pour tous les publics mais la double gouvernance (Etat-Région) définie dans le cadre national n’apparaît pas comme allant dans le sens d’une simplification/clarification.

Le CESER note que le rôle du GIP Alfa Centre, agence régionale de communication sur l’orientation, restant sur ses missions fondamentales, peut être amené à évoluer vers une fonction renforcée d’agence régionale de communication. Les contours de cette nouvelle agence restent encore flous et sa gouvernance devra se faire dans le cadre du quadripartisme.