Santé : une Région volontariste malgré une faible emprise sur la situation

Le Président du Conseil régional saisit le CESER sur 35 mesures pour garantir l’accès aux soins de tous. Si le CESER salue globalement la démarche et l’engagement de la Région, marqué par un volontarisme fort, tant en matière de formation que du point de vue de l’aménagement du territoire, il exprime tout de mêmes quelques réserves.

Le CESER soutient la volonté de porter le numerus clausus à 300 même si cette mesure ne portera ses fruits que dans une dizaine d’années et ce, seulement si les jeunes formés décident de s’implanter sur le territoire régional.

L’objectif annoncé de porter le nombre de structures d’exercice regroupé (Maisons de santé pluridisciplinaires, cabinets satellites et centres de santé) à 125 à l’horizon 2020 interroge le CESER qui aurait souhaité disposer, de prime abord, de l’évaluation des structures déjà existantes. Cette évaluation devait être réalisée conjointement avec l’Agence Régionale de Santé, au cours de l’année 2017.

Par ailleurs, la santé ne relève pas des compétences dévolues aux Régions et l’État doit prendre les mesures qui s’imposent pour une juste répartition des professionnels de santé sur le territoire national. Il appartient aux professionnels relevant du secteur libéral de s’organiser et de structurer leurs modes d’exercice. L’intervention de la Région doit venir en accompagnement de ces structurations et être circonscrite au regard des engagements financiers qu’elle va générer.

Enfin, le CESER rappelle la responsabilité de la Faculté de médecine à Tours –désormais nommée « faculté de médecine de la Région–Centre-Val de Loire  »– vis-à-vis de l’ensemble de la région pour former les futurs professionnels de santé et favoriser leur installation sur tous les territoires.